jeudi 16 mai 2019

Ca me fait peur.

Vieillir, c’est trouver que ses pieds sont plus éloignés qu’avant. C’est peut être juste réaliser que je vois moins bien. Vieillir, c’est de penser qu’il va pleuvoir lorsque tes genoux sont sensibles, ou refuser d’accepter le simple fait qu’ils sont usés. C’est réaliser que l’angoisse se montre plus rapidement lorsque les problèmes se manifestent. C’est de réfléchir plus longtemps avant d’agir. C’est de connaître ses peurs et mieux les affronter ou peut-être les éviter. C’est de regarder les jeunes téméraires et les envier, c’est se rendre compte que la vie est belle mais fragile. C’est oublier plus souvent qu’avant et...j’ai oublié mon idée. Vieillir c’est tout ça et plus et parfois, souvent, tout le temps, ça me fait peur.
Yan.
                                                                                 

jeudi 2 mai 2019

Volcaniser le côlon.

Ça travaille à l’intérieur, un mouvement ne cesse de perturber. L’activité anormale bientôt se manifestera. Enfin l’éruption, c’est un flot sans fin, c’est la puissance, la propulsion. Le cratère est en feu, ça brûle. La nature au vif, le calme éphémère, le volcan n’a pas dit son dernier mot. Encore une reprise, c’est à croire que ça va durer tout le temps. Après plusieurs heures, malgré la chaleur, c’est l’heure de l’introspection. L’exploration d’une cavité qui toujours te refuse l’entrée. Que découvrirons-nous ?
Yan.

                                                             

samedi 20 avril 2019

La dent sucrée.


J’ai la dent sucrée, je ne  pouvais attendre pour me bourrer. J’ai le palais collé et peut être les dents usées. Je me remplis la panse, je dévore, c’est intense. Le contrôle est parti, je me goinfre dans la folie. Je veux encore de ces petites gâteries, ma réserve rapidement s’affaiblit. J’ai la dent sucrée, pas juste pour les fruits, je veux des cochonneries au détriment de ma santé.
Yan.

mercredi 10 avril 2019

L’hiver se termine et pour plusieurs c’est tant mieux.

Le printemps souris à l’hiver qui, lentement, s’évanouie. Je marche après le dernier épisode des caprices hivernaux de mère nature. Le soleil chauffe la glace des arbres qui se tiennent encore. J’arête, je prends un court instant et j’écoute. J’écoute cette glace mourir à grand coup de craquements. Les arbres se libèrent lentement de ce lourd manteau givrant. L’hiver se termine enfin, dites maintenant bonjour au printemps.
Yan.


mercredi 3 avril 2019

Le temps des vacances.

Se donner le droit de ne rien faire, apprécier le moment et ne pas regarder le temps. Où je me trouve, il fait toujours beau. Même la pluie fait le beau temps (plutôt la neige et le vent). Perdu dans le bois, la nature me révèle ses secrets et m'impose son rythme. C'est maintenant que j'arrête, je respire et j'apprécie. Une pause bien méritée au sein d'une année mouvementée. Je fuis pour un instant une réalité essoufflée, je me repose de mes responsabilités, j'oublie les petits soucis de la vie. Avoir le droit de ne rien faire, apprécier le moment et ne pas regarder le temps.
Yan.

mercredi 27 mars 2019

Un plan qui frappe mal.

C’est un plan qui frappe mal. Ce n’est pas un plan, c’est un constat, une réalité, une fin. Moi qui croyais pouvoir vous garder tout le temps. C’est une douleur difficile, peut-être un peu égoïste. Aujourd’hui je m’inquiète… Oui je m’inquiète car je réalise pleinement que la vie est faite ainsi.
Yan.

                                                                                     


samedi 16 mars 2019

Parfois c’est lourd, c’est long, mais je comprends rien.


Je comprends pu le sens de la vie. Travailler pour de l’argent, pour consommer, pour réaliser, trop tard, que l’on fait tout ça pour rien. Pour des biens qui nous apportent, rien. Pour des voyages que même les souvenirs ne suivront pas la fin. Je suis un matérialiste compulsif qui n’achète rien… ou presque. Mais quand j’achète, je n’éprouve aucun plaisir… que des regrets. Aucune richesse monétaire ou matériel ne pourra suivre la fin. Aucun souvenir, aucune photo, aucun disque, aucun vélo, une maison, un auto, pas de chien, les amis, les amours, les liens crées. Je remplis mon compte à perdre mon temps devant un écran, à démêler un monde mêlé, je me sens inutile, des fois je me sens vide, je vieillis, le temps passe, je vous vois courir pour la retraite alors que j’aspire à arrêter le temps… celui que je perds devant mon écran, dans un bureau mal aéré, pour gagner, je veux dire, purger ma peine, celle d’une vie que je comprends pu le sens. Si vous avez pas tout compris, c’est pas grave, parce que moi non plus.
Yan.