jeudi 3 novembre 2016

Vieillir, s’adoucir.


Rêves inachevés, mort violente. Vie prudente tu m’as étouffée, à petit feu je me suis échoué. Jeune et fonceur tu oublies la peur qui pourtant, à travers les ans, rongera ton bonheur. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, une phrase qui prend tout son sens. Vieillir, s’adoucir mais surtout pas s’assagir. L’expérience ne rend pas sage tel que le laisse présager l’image. Usé et fatigué, ma sécurité par la stabilité, je reste immobile et regarde la parade sans y participer. En phase de toutes ces années passées, les fonceurs se meurent dans la frayeur connaissant la fragilité. Erreur à ne pas faire, les yeux embrouillés je ne vois plus la vie. Concentré, incapable de m’adapter, je vieillis et me ramollis. Je fuis dans ces lignes, j’exprime ma déconvenue et espère de tout mon cœur me réveiller sans peur.
Yan.




dimanche 23 octobre 2016

L'Équilibre d'une compétition.

                          ProAM Pepsi 2016-133                 

22 octobre 2016, "Le TAZ" à Montréal, la compétition : le Pepsi Pro Am. Enfin, après quelques années, cet événement semble trouver son rythme, son équilibre. Les années de désorganisations sont-elles terminées ? Cette année, un horaire bien chronométré, le temps passe bien et les manoeuvres sont appréciées. J'espère encore être présent l'an prochain. Merci à Tom de Prime Time pour m'inviter années après années.
Yan.

lundi 17 octobre 2016

Au milieu de nulle part !


C’est au milieu de nulle part que je me promène et profite de la nature. Je respire les effluves de l’automne, je monte et je regarde autour de moi. C’est au milieu de nulle part que je réalise à quel point je suis petit et je me rends compte de la fragilité. C’est au milieu de nulle part que je constate la force de la nature ! Les côtes, les obstacles, les racines et les roches font de ces sentiers un défi que j’aime relever. C’est au milieu de nulle part qu’un incident pourrait arriver.  C’est au milieu de nulle part que le pire aurait pu arriver. La chance dans la malchance, ce n’est pas au milieu de nulle part que l’entorse au plaisir s’est produite, mais elle s’est produite. Maintenant la glace sur la cheville tu dois te reposer.
Yan.

dimanche 9 octobre 2016

Randonnée à la montagne noire.


Dimanche 9 octobre 2016, je me dirigeai pour entreprendre la randonnée de la montagne noire. C'est un site où en 1943, le Liberator Harry, un avion de l’armée canadienne s’est écrasé. Un sentier qui prend quelques heures pour un résultat partagé. J’arrive au site de l’avion, les pièces jonchent le sol, les souvenirs d’une difficile réalité. Je suis privilégié de voir un moment d’histoire. Environ un kilomètre plus haut, j’arrive au point culminant, 892 mètres d’altitude, le sommet, je suis déçu. Ça fait des heures que je marche en pleine nature, j’arrive en haut et je suis cerné par des camions 4X4, des Jeeps et des gens bière en main. C’est fait, le coté nature sauvage s’est éteint. Maintenant je dois marcher encore quelques heures afin de retrouver le point de départ de ce sentier qui me laissait présager une belle aventure. Tant de marche et d’attente pour un résultat plutôt mitigé.
Yan.



mercredi 28 septembre 2016

Des souvenirs refont surface.



Pensant les avoir oublié, voilà les souvenirs du secondaire  qui refont surface, qui ressurgissent d’outre-tombe. Les finissants de 1991 du collège St-Jean Vianney sont recherchés et conviés à une soirée retrouvailles. Devons-nous ressasser toutes ces expériences enfouies profondément dans la mémoire de ceux qui ne veulent pas en parler ? Je me revois en photo alors que je n’avais que 15 ans. Déjà 25 années sont passées. Le temps de l’insouciance est bien révolu. Maintenant, nos vies sont agrémentées de responsabilités et d’obligations (pour ceux qui connaissent la signification du terme obligation). L’époque scolaire a fait de moi l’être que je suis aujourd’hui et je ne peux vous en vouloir pour les marques que vous avez laissées. Ai-je besoin de vous affronter à nouveau, je ne crois pas… Ai-je envie de vous croiser encore une fois ? Il faut bien dire qu’il y a eu de bons moments, mais ça reste pas moins des souvenirs souvent difficiles. Mon coté sauvage ne s’est pas apaisé, j’avais peu à vous dire en ces temps et je ne pense pas que les choses se soient améliorées. Je ne crois pas participer cette fois ci… Pas maintenant. Tout ce que je peux dire, c’est que je ne vous oublierai pas de si tôt.
Yan.

mercredi 21 septembre 2016

Vendre du rêve

Vendre du rêve, alimenter la souffrance. Cette douleur que tu ressens lorsque tu réalises que tes rêves resteront des rêves. La chimère qui te fait croire que des jours meilleurs pourraient se pointer. L’illusion que ton avenir brillera de mille feux. L’absence de courage fait en sorte que ces rêves, que tu chéris, sont en fait l’arme ultime de la torture, de la chance que tu n’as pas prise. Derrière les rêves se cache une charge colossale, un labeur que tu n’as pas la force d’accomplir. Avoir tout pour réussir mais regarder le train passer, c’est ça les rêves. Vendre du rêve peut-être, mais les posséder, surement pas.
Yan.


mardi 13 septembre 2016

Mon cadeau de fête.

C'est ma fête et comme à chaque année, tu me demandes ce que je désire. Encore une fois, je n'y ai pas réfléchi, encore une fois, des idées primaires, des envies inabordables (matérialistes). Des rêves, sont ils vrais, des envies, sont elles nécessaires. Je ne vis pas dans la misère, je ne manque de rien et ne peux rien m'offrir. Cette année pourtant, j'ai trouvé ce que je veux demander pour ma fête. C'est un cadeau simple mais compliqué, c'est un présent parfois difficile à trouver. Sans un prix exorbitant, il est d'une valeur inestimable. Mon cadeau cette année, c'est ton bonheur.
Yan.