jeudi 12 mars 2015

Tant attendre (La suite).


J’ai longtemps attendu après vous. Un jour, croyant avoir appris du passé, j’ai rompu avec l’attente. Mais celle-ci étant tenace, s’est tout récemment manifestée. Étant rarement seule, elle est généralement accompagnée par l’angoisse et l’isolement. Encore une fois je me suis fais prendre dans l’espoir de fleureter avec ce qui ne vient jamais. On m’a dit un jour : l’espoir nourrit la vie… je veux bien, mais ne confondez pas espoir et attente. Les attentes ne sont pas les espoirs, elles ne sont qu’illusions qui te rongent de l’intérieur. Vivez maintenant et sans attendre !
Yan.

mercredi 4 mars 2015

Tant attendre (premier jet).


Je me souviens des jours où je n'attendais rien de personne. Je me rappelle les journées où je n'attendais personne. Modelé par la pression sociale, je me trouve cerné. Aujourd'hui j'ai attendu après vous. Maintenant j'attends beaucoup de vous. Ces attentes trop grandes, ces impressions de temps égaré. Où ai je laissé ce plaisir isolé, ce plaisir de me retrouver. Quand je n'attends rien, je reçois ce dont j'ai besoin. Demain, j'attendrai. Dans cette vie de compromis, je répondrai à vos attentes. Oubliant mes rêves qui ne resteront que des rêves, j'attends de voir les vôtres se réaliser. Toutes ces attentes à regarder passer, toutes ces vies que vous regretterez.
Yan.

mardi 24 février 2015

Le savoir c'est l'ignorance.

Savoir que l’on ne sait rien. Savoir pour se sentir bien. Que celui qui comme moi ne connaît rien s’affiche. De tout de façon le monde s’en fiche. Aujourd’hui les avis sont gratuits. Parler pour ne rien dire c’est le savoir de notre temps. Ouvrir la bouche pour se plaindre, se manifester afin de critiquer. Piler sur ceux qui ne savent pas, mais dans quel but ? Exprimer son savoir comme si vous représentiez la vérité. Mais qui êtes vous pour déterminer la vérité ? Le temps consacrer à tellement penser avoir raison, à clamer vos opinions dans l’espoir de faire oublier celles des autres. Frapper les autres n’exprime pas votre dominance, ça ne fait que démontrer votre grande ignorance. Peu importe si vous êtes blessé, de toute façon, comme moi, vous ne savez rien.
Yan.
Bon Délire.


samedi 14 février 2015

Un froid décoloré.

                                               

Alors que la nuit s’installe, que les couleurs s’atténuent, la neige reste froide et me fait sentir nu. C’est avec amertume que je réalise, devant la roue qui ne tourne plus, que ses lumières n’honoreront pas ma venue. Seul, je me tiens droit au milieu de cette cérémonie endormie par le froid et me demande pourquoi. Pourquoi ce vide, où sont les invités de cette fête foraine désertée. La joie et les couleurs ne brillant pas, je prends davantage connaissance du froid et réalise que mes pieds commencent à bruler. C’est dans la hâte que je quitte cette espace désertique et que je file réchauffer mes sens altérés.
Yan.

vendredi 6 février 2015

Photos grivoises, la douceur des corps.


Je me lance, j'ose alors que l'occasion se présente. Les partenaires se tiennent devant moi et attendent mes directions. Commençons simplement, ils sont nus, ils sont beaux, ils sont grivois. Ils se caressent, s'embrassent, se touchent et semblent m'oublier moi et la caméra. C'est dans une atmosphère plus que collante, que leurs corps semblent ne faire qu’un. Je reste concentré et au moment où les positions s’enchainent je déclenche l’obturateur. Je regarde le résultat sur l’écran de l’appareil, je n’en peux plus, j’ai chaud. Les couleurs sont splendides, les acteurs m’ont convaincu, je cède. Je me lance vers ce duo que je regarde et trouve beau. Je n’ai qu’une envie, les prendre, glisser ma langue sur les corps enlacés, les sucer, les dévorer.
Yan.
Bon Délire.
Pour consulter les photos cliquez sur le lien : Photos Grivoises

mercredi 28 janvier 2015

L’interdit de l’expression.


“Si la parole est d’argent, le silence est d’or“ je ne sais de qui provient ce proverbe mais il a raison. “Rien ne vaut l'intelligence, mais un bon produit de remplacement est le silence“. Celui-ci citerait Jean Marsac et il a plus que raison. Mon préféré serait un proverbe chinois, mais je n’ai pas vérifié… je me contente de l’apprécier : “Si ce que tu as à dire n'est pas plus intéressant que le silence, alors ferme ta gueule!“. Finalement, “Celui qui ne comprend pas ton silence n'arrivera jamais à comprendre tes mots“. Cette phrase serait de Elbert Hubbard. Souvent je vous parle mais vous ne m’entendez pas. Souvent je parle et vous ne me comprenez pas. Faire valoir ses intérêts si vous ne voulez les entendre, faire table rase et je me tais, vous ne pourrez comprendre. Si je crie on me calmera, si je dis on m ‘écrasera. Tristement on ne m’écoutera pas, malheureusement on ne s’intéressera pas. Aujourd’hui je me tais et demain… qui sait.

Bon Délire !
Yan.