C’est un opus français, le black métal dans toute sa splendeur. Un enchaînement de vers bien ficelés, une poésie obscure bien dosée. Les ténèbres brillent de mille feux, un hommage à la folie des hommes et leurs croyances. Ici, mêmes les anges déchus ne sont plus. C’est un travail d’orfèvreries, teintés de mélodies angoissantes et de paroles percutantes. Je suis enivré de ces sons bien mesurés et possédé par l’atmosphère enflammée. “Seth“ a encore une fois atteint sa cible, je suis exorcisé.
Yan.
Bon Délire.
vendredi 27 août 2021
Un travail d’orfèvres.
mardi 10 août 2021
Je ne sais plus dormir.
Le cadran s’est éteint il ne sert plus à rien. Nuits de réflexions, nuit sans le son. Même les yeux fermés, je ne peux arrêter les pensées. Ma tête remplie, fait ombrage au sommeil réparateur. Je suis las d’être présent, je suis fatigué et absent. Les nuits sont longues et pourtant les matins se pointent rapidement. Les paupières lourdes ne suffisent plus, les limbes m’ignorent je n’en peux plus. L’apprentissage m’a oublié, je ne sais plus dormir.
Yan.
vendredi 23 juillet 2021
Si je pouvais juste te dire.
vendredi 16 juillet 2021
101686 contre un loup affamé.
Je fais partie des 101686 moutons qui ont reçu le vaccin une journée pas si lointaine. Ouin, ça va prendre une grande bergerie pour tout ce troupeau. Il ne faut surtout pas oublier, nous aurons aussi besoin d’un grand champ pour tous ces moutons noirs qui refusent cette protection. Soyez prudents mes amis, le loup pourrait vous attraper, ne sous-estimez pas le danger.
Yan.
mercredi 7 juillet 2021
La patience.
J’ai la patience courte et la tolérance éteinte. La compréhension règne dans une autre dimension et mes perceptions sont altérées par l’atmosphère pestilente. Propulsé par l’impulsivité, les réactions difficiles à contrôler, explosent parfois en torrent. Je suis impatient, à l'image d'un volcan dormant prêt à exploser, mais je reste prudent.
Yan.
dimanche 20 juin 2021
Je n'ai pas fait la guerre.
Je n’ai pas vécu le choléra. J’aurais voulu connaître les belles années du "peace and love", mais non. Le Vietnam, l’arrivée de la tv, les premiers vols, la première voiture, je n’ai pas traverser ces moments. Par contre, depuis plus d’un an je vis la guerre dans les tranchées de la santé. Je vis l’isolement, les interdictions, la distanciation. De mes amis, je m’ennuie et des câlins, j’ai faim. Le déconfinement est à nos portes et je le crains. Oui, j’ai peur de l’abus, du retour au n’importe quoi, aux inconnus qui entreront encore dans ma bulle. Je n’ai pas connu la course vers la lune, découvert que la terre est ronde, mais cette pandémie c’est notre moment d’histoire dont j’aurais bien pu me passer.
Yan.


