lundi 22 juillet 2019

Parce que t'es belle.

J’ai des moments de paresse, l’envie de réfléchir la lumière, de sortir de ma tanière s’absente. La fatigue me domine souvent, mais là, ça ne peut attendre. Même s’il fait chaud, que l’astre solaire s’éclipse rapidement, je me décide, c’est le moment. Le décor idyllique n’y est pas toujours, mais, parce que t’es belle partout, même ici c’est le paradis. En peu de temps les clichés sont enregistrés et déjà le soleil s’est couché. Faut parfois provoquer ces petits moments, savoir les apprécier et capturer ces beaux instants. Merci Mathilde.
Yan.

lundi 8 juillet 2019

Couper la ligne !

La ligne résidentielle, c’est celle qui t’appelle alors que t’es occupé. C’est la sollicitation, c’est un sondage, tu réponds, ça raccroche. Un fils qui te relie à un appareil d’un autre siècle ou la pile d’un sans fil qui t’abandonne avant même la conversation. La ligne résidentielle, c’est les communications en voie de disparition. Un numéro que j’ai maintenant délaissée au profit de systèmes sociaux, plus ou moins élaborés où l’on préfère ne pas se parler. La ligne est coupée mais les liens, malgré tout, se poursuivront. 
Yan.

dimanche 23 juin 2019

Le retard.

Le retard c’est aussi l’art de se faire attendre. C’est parfois la création du désir, c’est l’insouciance, peut être la négligence. Un incident, le trafique, le manque de sommeil, un oubli, c’est l’inspiration, l’imagination, la fabrication de raisons. Le retard c’est le temps que l’on prend pour autres choses, c’est éviter quelques instants la réalité qui nous presse. Le retard c’est... oups, je dois partir je suis en retard.
Yan.
                                                 

vendredi 14 juin 2019

Gestion de crise.

C’est une goutte d’eau dans l’océan, non c’est un torrent dans la pièce, il y a de l’eau partout. Un tuyau dans le mur a cédé sans demander. Un événement, qui sans changer le cour de l’existence, vient légèrement perturber la quiétude de ma petite vie sans inquiétude. Rien de grave, dans les faits c’est un moment presque banal de la vie qui n’aurait dérangé personne. Mais vous le savez, je ne suis pas personne. En fait, c’est qui personne (à lire :Un mot pour personne.) ? La “zénitude“ à mes yeux est une espèce éteinte. Non, je ne suis pas zen ! Sans vouloir jouer sur les mots, je perds le contrôle lorsque que je ne contrôle rien.
Yan.

samedi 1 juin 2019

Politique poétique.

Politique poétique c’est trop pas éthique. Les décideurs à l’heure d’écoute, entendent et décident sans écoute. Les concertations, geste publique démocratique, sourdes d’un message incohérent, de décisions pré définies. Politique de langue de bois, répondre sans rien affirmer. Langue fourchue, ne pas mentir, ne pas tout dire. La vérité désintéressée, des intérêts d’une poignée qui évitent les conflits sans céder. Voté, trompé, la corruption tradition d’un monde qui ne tourne pas rond. Le temps des politiques, des critiques, des idées réthorique, rien n’avance, je prends mes distances. Politique, pas éthique, c'est trop poétique.
Yan.


jeudi 16 mai 2019

Ca me fait peur.

Vieillir, c’est trouver que ses pieds sont plus éloignés qu’avant. C’est peut être juste réaliser que je vois moins bien. Vieillir, c’est de penser qu’il va pleuvoir lorsque tes genoux sont sensibles, ou refuser d’accepter le simple fait qu’ils sont usés. C’est réaliser que l’angoisse se montre plus rapidement lorsque les problèmes se manifestent. C’est de réfléchir plus longtemps avant d’agir. C’est de connaître ses peurs et mieux les affronter ou peut-être les éviter. C’est de regarder les jeunes téméraires et les envier, c’est se rendre compte que la vie est belle mais fragile. C’est oublier plus souvent qu’avant et...j’ai oublié mon idée. Vieillir c’est tout ça et plus et parfois, souvent, tout le temps, ça me fait peur.
Yan.
                                                                                 

jeudi 2 mai 2019

Volcaniser le côlon.

Ça travaille à l’intérieur, un mouvement ne cesse de perturber. L’activité anormale bientôt se manifestera. Enfin l’éruption, c’est un flot sans fin, c’est la puissance, la propulsion. Le cratère est en feu, ça brûle. La nature au vif, le calme éphémère, le volcan n’a pas dit son dernier mot. Encore une reprise, c’est à croire que ça va durer tout le temps. Après plusieurs heures, malgré la chaleur, c’est l’heure de l’introspection. L’exploration d’une cavité qui toujours te refuse l’entrée. Que découvrirons-nous ?
Yan.