C’est la dernière, celle qui ne se consommera
pas. La dernière de l’ère estivale, c’est elle qui prendra le froid. Devant la
nuit, le soleil ne peut l’aider. Le jour venu n’offre pas la chaleur escomptée
et maintenant elle s’éteint. La lueur de l’hiver afflige la vie fragile.
C’est la dernière, celle qui se consumera par le froid. Elle est verte et le
restera. C’est la dernière.
Cette semaine on a eu droit à une super lune et depuis, je suis toujours dans la lune. Je rêve en couleurs, les yeux perdus dans la brume. Je m'arrête, prends une pause, je m'évade et j'en redemande. J'en oublie mon idée, mais peu importe je suis bien. À votre tour de fuir dans les songes, de tomber dans la lune et d'oublier.
Le temps file à toute allure, je reste de pierre,
immobile. La vie nous glisse entre les doigts, le flou se dissipe et la pierre
qui reste net, sera seule au final. Je repose en paix devant cette nature
merveilleuse, harmonieuse. C’est sans mot que je m’exprime à travers cette
photo.
Rêves inachevés, mort violente. Vie prudente
tu m’as étouffée, à petit feu je me suis échoué. Jeune et fonceur tu oublies la
peur qui pourtant, à travers les ans, rongera ton bonheur. Si jeunesse savait,
si vieillesse pouvait, une phrase qui prend tout son sens. Vieillir,
s’adoucir mais surtout pas s’assagir. L’expérience ne rend pas sage tel que le
laisse présager l’image. Usé et fatigué, ma sécurité par la stabilité, je reste
immobile et regarde la parade sans y participer. En phase de toutes ces années
passées, les fonceurs se meurent dans la frayeur connaissant la fragilité. Erreur
à ne pas faire, les yeux embrouillés je ne vois plus la vie. Concentré,
incapable de m’adapter, je vieillis et me ramollis. Je fuis dans ces lignes,
j’exprime ma déconvenue et espère de tout mon cœur me réveiller sans peur.
22 octobre 2016, "Le TAZ" à Montréal, la compétition : le Pepsi Pro Am. Enfin, après quelques années, cet événement semble trouver son rythme, son équilibre. Les années de désorganisations sont-elles terminées ? Cette année, un horaire bien chronométré, le temps passe bien et les manoeuvres sont appréciées. J'espère encore être présent l'an prochain. Merci à Tom de Prime Time pour m'inviter années après années.
C’est au milieu de nulle part que je me
promène et profite de la nature. Je respire les effluves de l’automne, je monte
et je regarde autour de moi. C’est au milieu de nulle part que je réalise à
quel point je suis petit et je me rends compte de la fragilité. C’est au
milieu de nulle part que je constate la force de la nature ! Les côtes, les
obstacles, les racines et les roches font de ces sentiers un défi que j’aime
relever. C’est au milieu de nulle part qu’un incident pourrait arriver. C’est au milieu de nulle part que le pire
aurait pu arriver. La chance dans la malchance, ce n’est pas au milieu de nulle
part que l’entorse au plaisir s’est produite, mais elle s’est produite. Maintenant
la glace sur la cheville tu dois te reposer. Yan.
Dimanche 9 octobre 2016, je me dirigeai pour
entreprendre la randonnée de la montagne noire. C'est un site où en 1943, le Liberator Harry,
un avion de l’armée canadienne s’est écrasé. Un sentier qui prend quelques
heures pour un résultat partagé. J’arrive au site de l’avion, les pièces
jonchent le sol, les souvenirs d’une difficile réalité. Je suis privilégié de
voir un moment d’histoire. Environ un kilomètre plus haut, j’arrive au point
culminant, 892 mètres d’altitude, le sommet, je suis déçu. Ça fait des heures
que je marche en pleine nature, j’arrive en haut et je suis cerné par des
camions 4X4, des Jeeps et des gens bière en main. C’est fait, le coté nature
sauvage s’est éteint. Maintenant je dois marcher encore quelques heures afin de
retrouver le point de départ de ce sentier qui me laissait présager une belle
aventure. Tant de marche et d’attente pour un résultat plutôt mitigé.